Sexe, drogue, violence et musique rock, tels sont les ingrédients du quotidien d'une bande d'adolescents issus d'une jeunesse désoeuvrée, sorte d'oubliés de la société. Il s'agit du premier roman de MURAKAMI Ryû, un auteur que je découvre avec ce livre sorti en 1976.

Le roman est une succession de courts chapitres au fil desquels l'héroïne coule à flot, les soirées de "défonce" s'enchaînent au rythme des Stones, Hendrix et autres Doors, et où l'on assiste parfois à des "délires" de drogués qui font sourire.
Autre particularité, certaines scènes de sexe sont racontées de manière extrêmement crue, d'autres descriptions sont à la limite du supportable, et frôlent le paroxysme de la violence (notamment cette scène du passage à tabac d'un agent de sécurité).
En somme, Bleu presque transparent est un roman assez glauque, voire parfois sinistre, qui nous présente une vision noire de la jeunesse japonaise, d'une génération sans espoirs, vouée à l'auto-destruction, la vision d'une société décadente, bref, une vision qui donne à réfléchir...
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